Jarvis on Carson Mccullers

A radio documentary, on BBC Radio 4 – 28 minutes

The writing of Carson McCullers has perhaps never been as popular or acclaimed as that of contemporaries such as Harper Lee and Tennessee Williams, but nonetheless she remains one of the most remarkable and individual writers to come out of twentieth century America. She only wrote a few works, in large part because rheumatic fever left her paralysed in her left arm, and she was beset by ill health and alcoholism for many of her fifty years. Her writing style was enormously sensuous, filled with the heat, sounds and smells of the American south, and the characters who populated books like ‘The Ballad of the Sad Cafe’, ‘The Heart is a Lonely Hunter’ and ‘A Member of the Wedding’ were most commonly troubled misfits. Her personal life was similarly idiosyncratic – the man she married twice committed suicide having tried to get her to do the same – though it is her very particular writing style, with a strong musicality drawn from the years she spent training as a classical pianist, that has made many of her fans so vociferous in their attachment to her.
Jarvis Cocker hears from a number of them, including academic Carlos Dews, author Laura Barton and musician Suzanne Vega, who has not only written and starred in three versions of a play about Carson, but often feels herself to be in conversation with her spirit.
Jarvis explains his own personal devotion, explaining how Carson’s ability to bypass the brain and connect straight to the heart is what makes her such an important figure to him.

Ca y est, c’est arrivé.

Ca y est, c’est arrivé.
Après 7 belles et longues années, nous nous sommes séparés.

Dépareillés
Ce qu’il adviendra de nous, ce qu’il adviendra de lui, ce qu’il adviendra de moi, je l’ignore. Mais il m’est plus supportable de m’imaginer seule face à l’inconnu que d’y faire face à deux.
Comme si, deux êtres se tenant côte à côte, unis par un lien nommé amour, s’interrogeant face à l’inconnu, et bien, c’est comme si c’est deux êtres reflétaient à eux seuls toute une humanité embrassant un devenir au goût formol.

Départ
L’un part, se sépare de l’autre
« Pourquoi maintenant ? »
Pourquoi pas… Parce que c’est vendredi, et que vendredi c’est poisson et peut-être parce que le poisson ça pue.
Que disait-il le moralisateur des écoles primaires « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Les uns courent, les autres partent. Il en a toujours été ainsi, c’est écrit dans les programmes. Plus tard, ceux-ci se marient 1+1=2 ; ceux-là font des enfants 1+1=3 ; et nous, nous séparons.

Rayés
Soustrayons-nous. Toi – moi = je.
Traçons ces petits traits se soustrayant eux-mêmes jusqu’à devenir des points de suspension. Toi – moi = chacun pour soi. Je m’égare si je ne pars.
Dispersés sur le chemin à distance, irrégulière mais à la présence certaine, je tirai un trait sur le passé et parti.
Le premier pas est toujours le plus difficile, on pense voir dans les arbres les visages de ceux qui vous côtoient au quotidien. « Sont-ils passés par là ? » Ca pullule de questions ici. Contentons-nous des fées. Le second pas et c’est l’assurance de trouver la mort au bout du chemin. Mais d’ici-là, quel chemin parcouru !
C’est la vie.

(2013)