Ca y est, c’est arrivé.

Ca y est, c’est arrivé.
Après 7 belles et longues années, nous nous sommes séparés.

Dépareillés
Ce qu’il adviendra de nous, ce qu’il adviendra de lui, ce qu’il adviendra de moi, je l’ignore. Mais il m’est plus supportable de m’imaginer seule face à l’inconnu que d’y faire face à deux.
Comme si, deux êtres se tenant côte à côte, unis par un lien nommé amour, s’interrogeant face à l’inconnu, et bien, c’est comme si c’est deux êtres reflétaient à eux seuls toute une humanité embrassant un devenir au goût formol.

Départ
L’un part, se sépare de l’autre
« Pourquoi maintenant ? »
Pourquoi pas… Parce que c’est vendredi, et que vendredi c’est poisson et peut-être parce que le poisson ça pue.
Que disait-il le moralisateur des écoles primaires « rien ne sert de courir, il faut partir à point ». Les uns courent, les autres partent. Il en a toujours été ainsi, c’est écrit dans les programmes. Plus tard, ceux-ci se marient 1+1=2 ; ceux-là font des enfants 1+1=3 ; et nous, nous séparons.

Rayés
Soustrayons-nous. Toi – moi = je.
Traçons ces petits traits se soustrayant eux-mêmes jusqu’à devenir des points de suspension. Toi – moi = chacun pour soi. Je m’égare si je ne pars.
Dispersés sur le chemin à distance, irrégulière mais à la présence certaine, je tirai un trait sur le passé et parti.
Le premier pas est toujours le plus difficile, on pense voir dans les arbres les visages de ceux qui vous côtoient au quotidien. « Sont-ils passés par là ? » Ca pullule de questions ici. Contentons-nous des fées. Le second pas et c’est l’assurance de trouver la mort au bout du chemin. Mais d’ici-là, quel chemin parcouru !
C’est la vie.

(2013)

L’absent de Claude Roy

Claude Roy is the first poet who made me cry.

La part du vent la part du feu
faites en celle de l’absent
vivant ou mort un peu des deux
et de la neige au lieu de sang

Vivant et mort si décevant
qu’il se dérobe devant nous
La part du feu la part du vent
celle de l’absent parmi nous

Devant le feu gardez sa place
coupez pour lui un peu de pain
Il émergera de la glace
pour y replonger au matin

Un peu de nuit dans le regard
un peu de neige au lieu de sang
invité toujours en retard
et plus qu’il ne faut transparent.

Storia d’amore

Tu non sai
Cosa ho fatto quel giorno
Quando io la incontrai
In spiaggia ho fatto il pagliaccio
Per mettermi in mostra agli occhi di lei
Che scherzava con tutti I ragazzi
All’infuori di me.

Perchè, perchè, perchè, perchè,
Io le piacevo.

Lei mi amava, mi odiava,
Mi amava, mi odiava,
Era contro di me,
Io non ero ancora il suo ragazzo
E già Soffriva per me
E per farmi ingelosire
Quella notte lungo il mare ?
Venuta con te.

Ora tu vieni a chiedere a me
Tua moglie dovè.
Dovevi immaginarti
Che un giorno o l’altro
Sarebbe andata via da te.
L’hai sposata sapendo che lei,
Sapendo che lei
Moriva per me
Coi tuoi soldi
Hai comprato il suo corpo
Non certo il suo cuor.

Lei mi amava, mi odiava,
Mi amava, mi odiava,
Era contro di me, io non ero
Ancora il suo ragazzo
E già Soffriva per me
E per farmi ingelosire
Quella notte lungo il mare ?
Venuta con te.

Un giorno io vidi lei
Entrar nella mia stanza
Mi guardava,
Silenziosa,
Aspettava un sì Da me.
Dal letto io mi alzai
E tutta la guardai
Sembrava un angelo.

Mi stringeva sul suo corpo,
Mi donava la sua bocca,
Mi diceva sono tua
Ma di pietra io restai.

Io la amavo, la odiavo,
La amavo, la odiavo,
Ero contro di lei,
Se non ero stato il suo ragazzo
Era colpa di lei.
E uno schiaffo all’improvviso
Le mollai sul suo bel viso
Rimandandola da te.
A letto ritornai
Piangendo la sognai
Sembrava un angelo.

Mi stringeva sul suo corpo
Mi donava la sua bocca
Mi diceva sono tua
E nel sogno la baciai.

Adriano Celentano

Why people need poetry

“We’re all going to die — and poems can help us live with that.” In a charming and funny talk, literary critic Stephen Burt takes us on a lyrical journey with some of his favorite poets, all the way down to a line break and back up to the human urge to imagine.

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